Septembre marque la rentrée pour plusieurs d’entre nous : retour aux routines, nouveaux projets, envie de s’impliquer. Au CABM aussi, l’automne est synonyme de mouvement.
Après deux années marquées par des changements importants, dont un nouveau local, une équipe renouvelée, l’évolution de l’offre de services et un nouveau site web, 2026-2027 s’annonce comme une année pour consolider les acquis, passer à l’action et se rapprocher davantage de la communauté.
Mais qu’est-ce que cela signifie concrètement? Nous avons posé la question aux membres de l’équipe. Voici un aperçu de ce qui les mobilisera au cours des prochains mois.
Une rentrée sous le signe de l’action
Pour Geneviève, directrice générale du CABM, le mot qui illustre le mieux cette nouvelle année est simple : action.
« On solidifie, on passe à l’action, on se prépare à mesurer », résume-t-elle.
Le contexte s’y prête particulièrement : 2026 est l’Année internationale des bénévoles. C’est une occasion pour le CABM d’unir sa voix à celles d’acteur·trice·s d’ici et d’ailleurs afin de rappeler toute l’importance de l’engagement bénévole et de son impact durable sur la société.
Au CABM, cette volonté prendra notamment la forme de nouvelles occasions de rencontre. Par exemple, le retour des cafés-rencontres et la multiplication des activités de réseautage permettront aux personnes et aux organismes d’échanger autour de réalités qui les touchent.
Car pour Geneviève, le CABM est plus qu’un point de rencontre entre une personne qui souhaite s’engager et un organisme qui cherche des bénévoles :
« Ce qu’on souhaite, c’est offrir un lieu accueillant qui favorise la collaboration, la concertation et les liens. »
Explorer, écouter, se rapprocher
Du côté des services bénévoles, Ben, coordonnateur par intérim, aborde la rentrée avec deux mots en tête : exploration et rapprochement.
Une de ses priorités sera de mieux comprendre l’expérience des personnes qui utilisent les services de jumelage et de réfléchir, avec les bénévoles internes du CABM qui contribuent quotidiennement à cet accompagnement, aux façons de l’améliorer.
Car derrière une recherche de bénévolat se trouvent des motivations et des réalités très différentes. Pour certaines personnes, des enjeux de mobilité ou d’autres contraintes peuvent rendre la recherche d’une occasion adaptée plus difficile.
C’est justement dans ces situations que Ben trouve son travail particulièrement gratifiant : « Même avec ce genre de barrière, on peut réussir à trouver une offre de bénévolat qui lui convient, un organisme qui l’accueille », explique-t-il.
Mettre ses compétences au service d’une cause
Pour Stéphanie, responsable de l’engagement social et du bénévolat spécialisé, l’automne marque le passage de la réflexion et de l’exploration au mode déploiement pour Cœur au Travail, le programme de bénévolat d’affaires du CABM.
Le bénévolat de compétences prend aussi une place importante dans ce déploiement, car il permet à des personnes de mettre leur expérience professionnelle au service d’organismes de la communauté.
« Le bénévolat de compétences, c’est du donnant-donnant. Il apporte une valeur ajoutée à l’organisme, mais aussi à la personne qui s’implique, notamment en matière de développement professionnel et de leadership », précise Stéphanie.
Cette même envie de mettre son expérience à contribution se retrouve dans le bénévolat de gouvernance, qui a lui aussi pris un nouvel élan avec la reprise de l’événement de réseautage Trouve ton CA, dont une prochaine édition se prépare pour cet automne.
Faire vivre l’engagement là où il se trouve
Pour Sev, au conseil aux relations communautaires, un mot résume l’année : connexions. Avec la reprise des activités de concertation, les prochains mois seront l’occasion d’aller à la rencontre de différents milieux et de faire émerger de nouvelles possibilités d’engagement et de collaboration.
Cela prendra plusieurs formes, dont : soutenir les popotes roulantes artisanales de notre réseau qui sont entièrement gérées par des bénévoles, animer des ateliers et des kiosques pour stimuler et orienter l’engagement bénévole des personnes immigrantes, des personnes aînées, des étudiant·e·s, entre autres.
De belles collaborations se dessinent également autour d’initiatives bien ancrées dans la communauté.
« Il y a un potentiel pour favoriser de nouvelles formes de bénévolat, avec des implications plus locales et plus accessibles : une volonté de s’impliquer près de chez soi et de voir un impact concret », observe Sev.
Et déjà, on prévoit le prochain Rendez-vous du bénévolat avec l’envie d’impliquer davantage de partenaires de l’action bénévole montréalaise.
Des formations ancrées dans la réalité
Parmi les nouveautés de la rentrée : des formations et des outils renouvelés pour les gestionnaires de bénévoles. Repensés à partir des commentaires des personnes participantes et des besoins observés dans le milieu, ils misent davantage sur des contenus concrets.
Ces besoins, Daynah, coordonnatrice administrative, les entend aussi au quotidien. Porte d’entrée du CABM pour de nombreux organismes et aspirant·e·s bénévoles, elle répond chaque jour à des personnes à la recherche d’information, de ressources ou de soutien.
Et l’automne est sa « vraie rentrée ». Dès septembre, elle voit augmenter les demandes des organismes comme celles des personnes qui souhaitent faire du bénévolat. Lorsqu’elle pense à cette période bien remplie, trois mots lui viennent spontanément : soutien, équipe et plaisir.
Ce que Daynah préfère? Voir où ces premiers contacts peuvent mener :
« Chaque fois qu’un·e aspirant·e bénévole se trouve un endroit pour faire du bénévolat et que cette personne est content·e, ça me touche vraiment d’avoir fait partie de ce processus-là. »
Faire rayonner sans perdre de vue l’essentiel
Tous ces projets ont aussi besoin de trouver leur chemin jusqu’aux personnes à qui ils s’adressent. Les rendre plus accessibles et mieux les faire connaître fait donc partie des priorités de la rentrée en communications.
Pour Élizabeth, responsable des communications, deux mots guideront l’année 2026-2027 : alignement et cohérence. L’objectif : mieux planifier les actions, accompagner l'équipe et faire en sorte que les messages et les outils se répondent.
« Ce qui m’enthousiasme, c’est de soutenir mes collègues pour qu’on avance dans la même direction. Pour moi, les communications prennent tout leur sens lorsqu’elles donnent aux personnes les moyens de s’informer, de participer ou de s’engager », partage Élizabeth.
Mieux raconter ce qui se passe au CABM, c’est aussi mettre en lumière les personnes, les organismes et les idées qui font vivre l’action bénévole à Montréal.
Une petite équipe, de grands effets
À travers toutes ces initiatives, un même fil revient : les liens.
Entre les bénévoles et les organismes. Entre une envie de contribuer et un besoin. Entre les partenaires. Entre les citoyen·ne·s et leur communauté. Et entre les membres de l’équipe du CABM. Parce que prendre soin de ces liens, c’est aussi prendre soin de notre équipe et continuer à cultiver le plaisir de travailler ensemble.
Et au cœur de tous ces liens, il y a les bénévoles : celleux qui donnent de leur temps, partagent leurs compétences, accueillent, portent des initiatives et contribuent chaque jour à faire vivre leur communauté. Au CABM aussi, leur engagement fait partie intégrante de notre capacité d’agir.
D’ailleurs, pour le président du CABM, Ugo Dionne, c’est dans cette capacité à créer des liens que réside toute sa force :
« La force du CABM, c’est ce qu’on arrive à créer ensemble. Chaque engagement, chaque rencontre et chaque collaboration peut en faire naître d’autres. C’est cet effet multiplicateur qui donne toute sa valeur à notre action. »
À toustes, le CABM vous souhaite une bonne rentrée et un bel automne!

